Mise en ligne des archives de l’INA depuis le 27 avril 2006 – 20/07/2006
Les missions de L’INA, établissement public à caractère commercial et industriel encore mal connu des citoyens, sont principalement la conservation du patrimoine audiovisuel français, à savoir répertorier, nettoyer, restaurer et classer l’ensemble des archives de la télévision et de la radio française mais également l’exploitation et la mise à disposition de ce patrimoine audiovisuel.
L’INA collecte plus de 80 000 heures de programmes chaque année : la moitié dans le cadre du dépôt légal (loi n° 92-546 du 20 juin 1992 relative au dépôt légal), le reste étant constitué de documents versés par les chaînes publiques de radio et de télévision au titre de l’archivage professionnel et pour une faible part de fonds privés acquis ou recueillis par l’INA.
En ce qui concerne le droit d’auteur, l’INA avant de pouvoir céder des droits d’exploitation d’une archive à un client se doit de lever toutes les barrières juridiques (autorisations, montant des droits). Ensuite, la cession prendra en compte le reversement des droits aux différents ayant droits ainsi que les coûts suscités par le traitement de l’archive.
Au fil du temps, certains supports se sont révélés difficilement exploitables car techniquement obsolètes de ce fait l’INA a lancé un vaste plan de sauvegarde et de numérisation des archives.
Jusqu’à très récemment, l’INA ne permettait qu’une mise à disposition matérielle de ces programmes.Cependant, le 27 avril 2006, l’Institut National de l’Audiovisuel a inauguré la mise en ligne de plus de 100 000 émissions ce qui représente environ 10 000 heures d’archives sur son site. Elle permet ainsi une mise à disposition numérique.
L’internaute peut donc visionner des émissions en faisant une recherche ou en se laissant guider par thème, par époque, par programme ou encore par personnalité. Au menu, il peut donc parcourir un paysage audiovisuel allant de la télé de nos grands-parents à des extraits plus récents (ex : « Tout le monde en parle » ou « On ne peut pas plaire à tout le monde »). Il peut visionner le journal télévisé de sa naissance, l’intégralité du procès de Maurice Papon pour complicité de crime contre l’humanité ou encore revenir sur des événements sportifs (jeux olympiques ; coupe du monde de football…).
80% de ces documents sont consultables gratuitement et pour la totalité, les sommes à payer pour une location de 48 h (de 1 à 3 euros) et/ou pour l’achat (de 1 à 12 euros) restent très accessibles.
Il aura fallu 5 ans de numérisation, 10 employés et un budget de 180 millions d’euros pour parvenir à ce résultat et quel résultat !!! Le jour-J, le site était inaccessible, victime de son succès.

